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Point de pendu au Gibet... Pour cette fois

1 novembre 2018 - 17:31

Sortie de dernière minute dont le compte rendu est autant en retard pour cette sortie VTT. Un trou dans l'agenda, un texto aux copains, et nous voici à nous donner rendez-vous au Col du Marchand. Plus exactement, entre le Col Robert Marchand et le Col du Marchand, les deux panneaux semblant éloignés pour certain(e)s ;) .

En ce dimanche après-midi automnal, euh estival, euh on sait plus trop en fait, j'ai peut être loupé une énième réforme où ils auraient supprimer cette saison intermédiaire, avant même la suppression du changement d'horaire. Le monde est fou, mais bref, ce n'est pas le sujet de la prose.

Pour être de dernière minute, il y a du monde à cette sortie. C'est à 5 que nous déambulerons dans les collines, et nous y rencontrerons bon nombre de gens profitant de ces jours cléments supplémentaires. L'objectif est une sortie sans chichi entre le Col du Marchand et Vaudevant. Nous prenons alors tout de suite les pistes forestières pour un échauffement en bon et du forme. Enfin, sauf pour Marie, qui s'est déjà payé la montée depuis Saint Félicien en vélo, et pour Christiane et Jean Paul qui en ont fait de même depuis leur hameau.

Les fayards offrent  une véritable explosion visuelle, et nous ne boudons  pas notre plaisir pour en profiter. Nous retombons sur la piste de Pourchat qui nous fera descendre de façon débonnaire en direction du Col du Juvenet. Ding, dong, bip, bip. Non non, Christiane n'a pas équipé Jean Paul d'une balise argos, ce sont les textos des péripéties de la smala qui se trouve sur la côte. Pas de réseau pour répondre de toute façon.

A l'aube d'une fourche, certains préfèreront tirer tout droit quitte à faire un crochet par le Col du Juvenet (à la descente), plutôt que la descente quelque peu scabreuse de droite. Seule la fougue de Bénédicte l'invitera à l'affronter en ma compagnie, pour notre plus grand plaisir. Quelques cailloux, quelques racines, des sauts, ça passe à fond. Nous nous sommes donné rendez-vous avec les autres à la route des confitures. Comprendre ici les confiture d'Hélène, vous ne pouvez pas louper le panneau jaune dans la montée au col. Mais le temps passe. Nous voulons bien croire que nous sommes forts avec Bénédicte, mais quand même. Cette dernière fait causette avec une connaissance en balade également. Alors que nous sommes sur le point de partir à leur rencontre, les voici déboulant. Jean Paul n'a pu se retenir de faire le coup de la panne à ses deux partenaires. Une roue à plat que quelques coups de pompe n'aura pas suffit à réparer. Il faut alors envisager une réparation. Marie et moi même lui proposons alors une bombe de mousse réparatrice. Mettant du temps à chercher dans mon sac bien rangé, Marie sera plus rapide à dégainer. Il nous faudra tout de même mon embout, celui en place étant quelque peu défectueux. Mais tout rentre dans l'ordre au bout de quelques minutes.

Nous finissons la descente ludique jusqu'au moulin de Vaudevant, agrémentée de feuilles mortes et de petits sauts fort sympathiques. Au moulin, Jean Paul préfèrera emmener ses belles par une route plus carrossable. Bénédicte en redemande et m'accompagne sur la calade un peu plus raide. Après un départ scabreux, elle passera pratiquement tout sur le vélo. Cette fois ci, nous arrivons en même temps à l'entrée du village que nous traversons. Il est toujours aussi agréable d'y flâner, d'ailleurs.

A la sortie, les choses sérieuses commencent, il est grand temps d'envisager de remonter au col du Marchand. Nous prenons l'agréable chemin qui nous conduit à Char. Quelques passages soutenus, mais pas de  problème, tout le  monde  monte au train. A Char, j'avais prévu une petite rallonge de 3km. Mais point de motivés ce coup ci, même Bénédicte préfèrera  couper court. Nous prenons alors la route en faux plat qui nous conduit au  col du Gibet. Lieu toujours assez glaçant, quand on sait que c'était l'endroit où la peine de mort par pendaison était donnée.

Marie préfèrera nous abandonner ici, son domicile étant à côté, et ayant déjà escaladé une fois le col du Marchand. Pour les autres, nous attaquons la piste qui monte tranquillement, qui n'est autre que l'ancienne route. Chacun avance à son rythme. Les copains me feront une petite blague à l'approche d'Osternaud, en prenant un itinéraire bis. Tant pis pour eux, ils n'auront pas la photo du sommet. Nous  finissons tranquilou milou par la route  jusqu'au col.

Sortie très tranquille pour un dimanche  après-midi qui nous aura évité de traîner sur le canapé, avec une météo des plus douces, et des couleurs sur les arbres éphémères. A la prochaine pour un nouveau  parcours.

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