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De la dolce via à Vernoux

20 août 2018 - 21:43

C’était il y a quelques semaines de cela, une envie de sortie vélo sur la journée comme celle de l’an passé au Cheylard surgissait de nos pensées. Il fallait trouver une date pouvant satisfaire au moins les organisateurs. Le 19 août sera validé. La canicule étant passé depuis quelques jours, on devrait pouvoir pédaler sans trop fondre au soleil.

L’objectif est de faire un circuit autour de la vallée de l’Eyrieux, dans sa partie avale.

Nous étions 4 - Marie-Pierre, André, Véro et Damien - à nous donner RDV à St Félicien pour charger les 3 VAE et un vélo de route qu’essayera pour la première fois le VTTiste goudronneux de l’ASN. Ficelé et sanglé, le fagot est solidement amarré sur le porte-vélo, et c’est parti pour rejoindre le village de Beauchastel. Les casse-croûtes de toute la troupe dans les sacoches du vélo flambant neuf de Véro, la course est lancée pour un périple de 65 km, avec un départ tôt dans la journée… à midi !!!

Tout d’abord, il nous faut rejoindre la dolce via en rive droite de l’Eyrieux en enjambant le pont de St Laurent-du-Pape. Pas mal de circulation sur cette portion de départementale mais peu de distance nous sépare les deux points. Dans un premier temps, un chemin nous fait longer la rivière pour rejoindre plus en amont la dolce via. Ancienne voie de chemin de fer, transformée en piste cyclable pour la majeure partie de son itinéraire, les points de vue sont majestueux et la voie est remarquablement bien entretenue et aménagée. Nous pédalons tout en flânant et profitons du paysage entre roches et falaises d’un côte, rivière et plages de l’autre. Ici, nous apercevons un château, là un méandre de l’Eyrieux tentant de se frayer un chemin entre les roches des deux rives.

Mais la partie « cool » de la sortie sera de courte durée. Il faut quitter cette piste pour retraverser au niveau de St Fortunat. Ici, on retrouve à nouveau la route principale qui monte au Cheylard, mais nous la laisseront au niveau de Dunière pour mettre en action nos mollets de cyclistes jusque là peu sollicités après avoir essayé en vain de s’approcher de la rivière pour se ravitailler. Nous prendrons donc, le ventre vide, la direction du nord vers Silhac et Vernoux. Une route qui nous laissera peu de répit avec une pente régulière sur une bonne dizaine de kilomètre.

En contrebas, à main gauche, la rivière de la Dunière reste difficile d’accès. Les coins « pique-niques » ne sont pas nombreux. Nous bifurquons à gauche pour redescendre quelques mètres. Quittant la vallée de la Dunière, nous gagnons celle du Doulet. Un peu plus haut, croisant un homme du cru, celui-ci nous indique un accès pour notre pose déjeuné. Il n’a pas dû voir que nous étions en vélo car son sentier entrecoupé de racines et de troncs ne nous a pas permis d’atteindre le coin magique ! Ce sera un peu plus haut, sur un chemin herbeux sans intérêt que nous poserons nos fesses pour festoyer.

Mais nous n’avons pas fait le tiers du trajet. Il ne faut donc pas trop traîner et ré-enjamber nos petites reines si nous ne voulons pas finir à la lumière de la frontale qu’André a pris soin d’emporter « au cas où » !!!. L’ascension est assaisonnée par le soleil et la chaleur se fait ressentir. Les gourdes d’eau chaude se vident petit à petit.

Peu avant la croix du Perrier, une bâtisse et ses tours se laissent admirer.

Au col, c’est la fin du calvaire. Enfin, presque, il restera bien quelques raidillons mais rien de bien terrible !

Silhac : autant dire que nous traversons le centre-ville sans nous en apercevoir tellement la commune est grande. Au moins, on aura vu et nous ne perdrons pas de temps dans les galeries marchandes! D’ici, la vue sur la commune de Vernoux-en-Vivarais nous fait dire que nous pourrons nous poser sur la terrasse d’un bistrot et en profiter pour changer l’eau de nos tisanes. En échange de deux bières et deux sirops, la jeune fille nous remplira nos récipients. Marie-Pierre rencontrera même une amie de son jeune temps, assise deux tables plus loin. Elle en a profité pour vendre les mérites du VAE en présence de sa «coach» Véro.

On vérifie les batteries. MP ne voit plus qu’une barrette ! Le but va être de bien gérer les efforts car il reste au moins 30 km en phase descendante, certes, mais il nous faudra bien les faire.

Nous passerons par le col de la Justice, puis la croix St André. Ici, nous modifions notre trajet pour nous assurer le retour avec une batterie bientôt à plat. Au lieu de faire le tour par Toulaud, nous traçons directement sur le col de Rotisson, ce qui nous fait gagner une petite remontée mais pas trop de kilomètres.

Encore quelques coups de pédales et c’est l’arrivée à St Georges-les-Bains où notre chemin si bien dessiné sur nos cartes et GPS a subitement disparu. Nous nous retrouvons dans une impasse, avec barrière à cadenas, et même le goudron s’est volatilisé ! Nous n’avons pas trop le goût ni la batterie de Marie-Pierre assez gonflée pour nous permettre de tout remonter. Nous passons au-dessus et faisons quelques centaines de mètres aux côtés de nos bicyclettes pour à nouveau rejoindre une route digne de ce nom.

 

3 à 4 km au bord de N86, en serrant un peu les fesses pour ne pas nous faire tailler un short par un automobiliste peu scrupuleux nous permettrons de finir notre tour vers 19h00.

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