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Ey haut !!!!

24 mai 2018 - 21:55

Ey haut !!!! Vous attendez avec impatience le dernier article de notre week-end fou dans les Baronnies ? Le voici, avec un retour sur les vélos, quelques séquences pendus au bout d'une corde, et comme objectif le Col d'Ey, tout là haut, non pas une mais deux fois m'sieur dame. Tout commence au petit matin par le traditionnel petit dej collectif. Le ballet des confitures maison dégusté, chacun s'affaire à se préparer pour la balade du jour.

Pour débuter, c'est pas très compliqué, il n'y a qu'une seule route qui sort de la vallée de Bénivay-Ollon, lieu de villégiature de notre camping. L'air est frais en ce matin de mai, surtout que la route est en profil descendant. En bas, nous arrivons dans la station thermale de Propiac les Bains, enfin nous supposons que c'est ou c'était une station thermale, mais nous n'avons pas vraiment vu de thermes. Mais  des thermes, il en sera bien question pour 4 d'entre nous, qui font quelques km avec nous pour se dérouiller les jambes, avant de prendre la direction de Montbrun les Bains, pour un bain de jouvence face au Mont Ventoux. Ca tombe bien, il se dévoile dans toute sa splendeur aujourd'hui. Instant de bien être garanti. Une petite photo souvenir devant le crucifix de Propiac avant de se séparer.

Pour les autres, nous prenons la route de Buis les Baronnies que nous connaissons bien maintenant. Une petite montée d'échauffement est à franchir. Le paysage est vraiment très agréable, c'est l'occasion de montrer aux copains une partie de l'itinéraire VTT de l'avant veille. Bruno nous fait une poussée comme il le dit, et enchainera bille en tête dans la descente pour aller faire bronzette. Le reste du groupe avance bon an mal an, préférant bronzer tranquillement en pédalant. En bas de la descente, il faut prendre une route plus passante pour entrer dans le charmant bourg provençal de Buis les Baronnies. Bruno ira demander quelques infos sur l'histoire locale des pierres ; la caravane passe pendant ce temps. Nous retrouvons Damien à la fin du village, qui nous attend prêt à dégainer avec son appareil photo. Il est venu en voiture histoire d'amener le matos d'escalade pour l'initiation de l'après-midi.

Une fois sortis de buis, nous entrons dans les belles gorges d'Ubrieux. L'eau s'est frayée un chemin dans la roche au fil des millénaires afin de s'extraire de la vallée qui se trouve juste derrière. A la sortie des gorges, prenons à gauche et changeons de braquet pour le premier col de la journée, celui d'Ey. Une jolie épingle tout de suite pour se mettre dans le bain au milieu des oliviers. La montée est assez douce avec ses 5% de moyenne. Chacun prend son rythme et le peloton s'étire.  Je tape la causette avec un autre cyclo et nous nous rejoignons sur le fait que la région est vraiment superbe pour la pratique du vélo. Nous prenons rapidement de l'altitude et le panorama se fait de plus en plus beau sur les gorges en contrebas et le village de Buis qui s'en suit, et le Mont Ventoux en toile de fond dont subsiste encore quelques tardifs névés. Un virage à droite et la physionomie du col change, un peu plus montagnard. La route serpente de façon très esthétique et nous devinons maintenant le sommet tout proche. Une dernière épingle, et les derniers hectomètres un peu plus pentu piquent les jambes. Les copains cyclo arrivent au compte goutte, chacun pour soi avec la montée, on se retrouve en haut. Je me posterais dans la dernière épingle pour mitrailler tout le monde. Belle coïncidence, un énorme balai de motos défile à la descente, permettant d'immortaliser le paradoxe entre les vélos qui se mouvent par la force des mollets dans la pente, et les motos laissant rugir les chevaux en pleine descente. Les non motorisés justement impriment le rythme et devancent les électrifiés. Bravo à tout le monde néanmoins pour ce bel objectif atteint.

Une fois tout le monde regroupé, nous basculons de l'autre côté. Ce versant se fait un peu plus Alpin, tout en contraste avec des touches méridionales marquées par les champs de lavande dont l'effluve ne plane pas encore dans l'air ambiant. Il faudra revenir dans quelques mois pour cela. Nous bifurquons à droite sur une petite route, qui coupe la départementale. Nous sommes en sens interdit, sauf pour les riverains, mais nous ne le crierons pas trop fort. Nous prenons toutefois garde dans cette descente plus pentue. Je marque une halte dans cette dernière pour montrer la petite chapelle perdue dans le paysage que j'ai repérée sur la carte. Elle est un peu loin pour la visite, et uniquement accessible par les chemins, incompatibles avec nos petites roues. Nous reprenons la descente et récupérons rapidement la départementale classique. De beaux virages un peu serrés par moment sont à bien négocier sous peine de sortie de route. Un pont franchissant la vallée de l'Ennuye marque l'entrée du joli village médiéval de Sainte Jalle. Nous y ferons une visite express en déambulant dans les ruelles du bourg jusqu'au château le coiffant,  avant de redescendre vers l'église romane où chacun mangera un bout avant la suite des hostilités.

Nous remontons la vallée qui est très large et qui laisse passer un petit vent que nous prenons en plein museau et qui nous fait forcer un peu plus. Les quelques kilomètres suivants sont moyennement intéressants, bien que la barrière de montagnes qui nous entoure soit fort sympathique. Nous changeons de direction en reprenant plein sud vers le village de Bésignan que nous ne visiterons pas. Cela marque le début de notre deuxième Col, toujours celui d'Ey, mais par un autre versant cette fois ci. Nous aurons ainsi réalisé les trois routes d'accès, deux à la montée et une à la descente. Le début commence moyennement avec une longue ligne droite monotone assez raide. Je me dis alors que cette montée risque de faire mal aux jambes à un peu tout le monde. Fort heureusement, cela sera de courte durée. Une fois passé le hameau des Granges, la route serpente à nouveau, beaucoup plus sauvage que le versant Sud, et avec une physionomie complètement différente. La moyenne de tout le monde sera plus élevée dans cette ascension que tout le monde franchira sans trop de pépins.

La redescente se fera par la même route que la première montée. Mais ce ne sera pas une punition, le paysage étant tellement beau. Nous ferons cependant une petite variante avant le bas de la descente, avec une route sortie de derrière les fagots que j'ai repéré, en balcon au dessus des Gorges de l'Ouvèze pendant que Bruno et Jean Paul comparent leur vitesse de pointe. Et quelle bonne idée !!! Avec très peu de circulation, nous dominons franchement la rivière et la route principale la suivant. La variante sera relativement courte, et nous retomberons rapidement sur la route principale où nous attend une dernière petite surprise. J'ai allumé les phares des vélos électriques pour la traversée d'un tunnel  non éclairé et juste assez long pour réduire drastiquement la visibilité. Certains pousseront la chansonnette pour faire résonner l'écho. Damien, perché sur son caillou au dessus de nous, nous avait prévenu de ne pas l'attendre, afin qu'il puisse nous photographier par voie presque aérienne.

Un faux plat descendant nous ramène au gorges d'Ubrieux où la voiture de Damien est garée et surtout où nous attend le pique nique. C'est qu'il commence à faire famine. Nous mangerons donc au pied d'un des nombreux mur d'escalade des environs. Chacun mange son sandwich bien tranquillement et avec appétit. Nous avons une idée derrière la tête pour la suite du programme. Je file me changer dans la voiture, et nous sortons tout le barda pour tâter le rocher. Oooo surprise, les volontaires sont bien présents aujourd'hui. Certains pour apprendre à assurer, d'autres pour s'essayer à la grimpe. Bravo donc à Aurélie, Brigitte et Philippe qui auront repoussé un peu plus leur limite pour gravir le mur. Nous jouerons ainsi une bonne heure,  la route n'étant pas finie pour rentrer au camping, et l'envie pour certains d'aller piquer une tête dans la chouette piscine se faisant pressante, moi le premier. Hop, je repasse en mode cycliste, et nous reprenons la même route qu'à l'aller. PPPhhhhssssstttt, Catherine nous fera le coup de la crevaison. Damien, pas encore parti pourra assurer la maintenance en mettant la bombe dans la roue. Cela sera vite réglé, et nous reprendrons la route.

Nous retraversons donc une dernière fois Buis, avant de reprendre la charmante petite route de Propiac. Une dernière petite montée histoire de titiller une dernière fois les cuisses. Catherine et Philippe auront pris le soin de s'échanger les batteries, Philippe ayant été un peu gourmand sur la gâchette. Tout le monde passe haut la main cette dernière difficulté, et nous cheminons tranquillement sur cette petite route pour finir cette nouvelle belle journée. Nous finirons groupé pour conclure cette escapade, et les activités du week-end. Les prévisions du lendemain ne sont pas encourageantes, et le programme risque bien de tomber à l'eau. A nouveau une très agréable journée dans ce pays paradisiaque. Une nouvelle fois, le vélo électrique nous aura apporté la preuve que les différences se lissent entre le niveau de chacun, et le relief n'est désormais plus interdit à personne. Quand au Col d'Ey, point d'orgue de cette journée, il aura été savouré dans son intégralité, et toujours avec plaisir quelque soit le versant. Nous sommes impatients de pouvoir renouveler l'expérience l'année prochaine et de repartir en escapade d'ici là. Autre grande satisfaction du week-end, avoir permis à tout un chacun de dépasser ses propres limites, chacun à sa façon, démontrant que le sport est accessible à tout le monde à partir du moment où l'envie commune est là. Et ici est bien une des plus grandes réussites et fierté d'Ardèche Sports Nature.

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